CHAPITRE IV. Classification des comptes
Les opérations relatives au bilan sont réparties en cinq classes de comptes qualifiées de comptes de bilan et organisés ainsi qu’il suit.
Capitaux propres, autres fonds propres, emprunts et dettes assimilées
Les comptes de la classe 1 regroupent :
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les capitaux propres qui correspondent à la somme algébrique :
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des apports : capital, primes liées au capital,
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des écarts de réévaluation,
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des écarts d’équivalence,
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des bénéfices autres que ceux pour lesquels une décision de distribution est intervenue: réserves, report à nouveau créditeur, bénéfice de l’exercice,
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des pertes: report à nouveau débiteur, perte de l’exercice,
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des subventions d’investissement,
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des provisions réglementées.
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Au sein des capitaux propres, la situation nette est établie après affectation du résultat de l’exercice. Elle exclut :
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les subventions d’investissement et les provisions réglementées ;
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les autres fonds propres qui comprennent les fonds non remboursables, les avances conditionnées et les droits du concédant ;
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les provisions ;
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les emprunts et dettes assimilées ;
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les dettes rattachées à des participations ;
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les comptes de liaison des établissements et sociétés en participation.
Les comptes de la classe 2 regroupent les immobilisations incorporelles et les frais d’établissement, les immobilisations corporelles, les immobilisations financières, les amortissements et dépréciations relatifs aux immobilisations.
Pour les stocks et les en-cours, existent deux critères de classement :
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la nature physique du bien ou la nature du service ;
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l’ordre chronologique du cycle de production : approvisionnement, production en cours, production, stock à revendre en l’état.
Pour le classement des biens et des services acquis à l’extérieur et nécessaires à l’exercice de ses activités, l’entité utilise le critère de la nature physique.
Elle établit la nomenclature de biens et services qui correspond le mieux à ses besoins internes de gestion.
Les comptes de la classe 4 enregistrent :
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les créances et les dettes liées à des opérations non exclusivement financières faites en général à court terme,
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les écritures de régularisation des charges et des produits.
Par extension, figurent dans les comptes de la classe 4, les comptes rattachés aux comptes de tiers et destinés à enregistrer soit des modes de financement liés aux dettes et aux créances c’est-à-dire effets à payer et effets à recevoir, soit des dettes et des créances à venir se rapportant à l’exercice c’est-à-dire charges à payer et produits à recevoir.
Les comptes de régularisation enregistrent, d’une part, les charges et les produits comptabilisés dans l’exercice mais se rapportant directement à l’exercice ou aux exercices suivants, d’autre part les frais d’émission des emprunts pouvant être répartis sur plusieurs exercices ultérieurs.
Les comptes de la classe 5 enregistrent :
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les mouvements de valeurs en espèces, chèques, coupons,
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les opérations faites en liaison avec les intermédiaires financiers,
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les valeurs mobilières de placement,
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les instruments financiers à terme et les jetons détenus.
Les opérations relatives au résultat sont réparties en deux classes de comptes qualifiés de comptes de gestion et organisées ainsi qu’il suit.
La classe 6 regroupe les comptes destinés à enregistrer, dans l’exercice, les charges par nature y compris celles concernant les exercices antérieurs qui se rapportent :
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à l’exploitation normale et courante de l’entité ;
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à sa gestion financière ;
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au résultat exceptionnel :
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les charges directement liées à un événement majeur et inhabituel ;
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les charges constatées du fait des écritures comptables d’origine purement fiscale, telles que définies et prévues par les règlements de l’Autorité des normes comptables ;
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les charges constatées du fait des écritures liées aux changements de méthode comptable et aux corrections d’erreurs en application des articles 122-3 et 122-6 ;
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à la participation des salariés aux résultats et aux impôts sur les bénéfices.
La classe 7 groupe les comptes destinés à enregistrer dans l’exercice les produits par nature y compris ceux concernant les exercices antérieurs qui se rapportent :
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à l’exploitation normale et courante de l’entité ;
-
à sa gestion financière ;
-
au résultat exceptionnel :
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les produits directement liés à un événement majeur et inhabituel ;
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les produits constatés du fait des écritures comptables d’origine purement fiscale, telles que définies et prévues par les règlements de l’Autorité des normes comptables ;
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les produits constatés du fait des écritures de corrections d’erreurs en application de l’article 122-6.
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La classe 8 peut être utilisée pour satisfaire à des exigences d’information relatives aux documents de synthèse.
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