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Les immobilisations corporelles ou incorporelles et les stocks, répondant aux conditions de
définition et de comptabilisation définies aux articles 211-1
et 311-1 et suivants, doivent être évalués initialement
à leur coût.
A leur date d'entrée dans le patrimoine de l'entité, la valeur des actifs est
déterminée dans les conditions suivantes :
les actifs acquis à titre onéreux sont comptabilisés à leur coût d'acquisition ;
les actifs produits par l'entité sont comptabilisés à leur coût de production;
les actifs acquis à titre gratuit sont comptabilisés à leur valeur vénale ;
les actifs acquis par voie d’échange sont comptabilisés à leur valeur vénale.
Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux immobilisations corporelles
constamment renouvelées visées à
l’article 331-5.
Evaluation des actifs reçus à titre d'apports en nature
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Le coût d’acquisition s’entend pour les biens et titres reçus à titre
d’apports en nature par la société bénéficiaire, des valeurs figurant dans le traité
d’apport, déterminées et évaluées selon les dispositions de l’annexe 1 du présent
règlement.
Les apports en nature d’actifs corporels ou incorporels isolés figurant dans le traité
d’apport, sont assimilés à des échanges, et évalués selon les dispositions de l’article
321-3.
Echanges et apports en nature d’actifs corporels et incorporels isolés
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Une immobilisation corporelle, incorporelle ou un stock acquis en échange d’un ou
plusieurs actifs non monétaires ou d’une combinaison d’actifs monétaires (soulte) et non monétaires est
évalué à la valeur vénale à moins que :
la transaction d’échange n’ait pas de substance commerciale ou,
la valeur vénale de l’immobilisation reçue ou de l’immobilisation donnée ne puisse être évaluée de façon fiable.
Un échange n’a une substance commerciale que s’il entraîne une modification des flux
de trésorerie futurs résultant de la transaction, ou si l’analyse de la transaction confirme de manière
explicite la substance commerciale.
Si l’immobilisation acquise ne peut pas être évaluée à la valeur vénale, son
coût est évalué à la valeur comptable de l’actif cédé.
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Les biens acquis à titre gratuit, c’est-à-dire sans aucune contrepartie présente ou
future, monétaire ou non monétaire, sont comptabilisés en les estimant à leur valeur
vénale.
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Les coûts d’emprunt pour financer l’acquisition ou la production d’un actif
éligible, immobilisation incorporelle, corporelle ou stock, peuvent être inclus dans le coût de l’actif
lorsqu’ils concernent la période de production de cet actif, jusqu’à la date d’acquisition ou de
réception définitive.
Deux traitements sont donc autorisés : comptabilisation des coûts d'emprunt en
charges ou incorporation au coût de l'actif.
Un actif éligible est un actif qui exige une longue période de préparation ou de
construction avant de pouvoir être utilisé ou vendu.
Le traitement retenu doit être appliqué, de façon cohérente et permanente, à
tous les coûts d’emprunts directement attribuables à l’acquisition ou la production de tous les actifs
éligibles de l’entité. La méthode comptable adoptée pour les coûts d'emprunt doit être
explicitement mentionnée en annexe.
Premier traitement autorisé : comptabilisation en charges
Les coûts d'emprunt sont comptabilisés en charges de l'exercice au cours duquel ils
sont encourus, indépendamment de l'utilisation qui est faite des capitaux empruntés.
Deuxième traitement autorisé : incorporation dans le coût de
l’actif
Coûts d’emprunt directement attribuables
Les coûts d'emprunt qui sont directement attribuables à l'acquisition, ou à la
période de construction ou de production d'un actif éligible sont incorporés dans le coût de cet actif
lorsqu'il est probable qu'ils généreront des avantages économiques futurs pour l'entité et qu’ils peuvent
être évalués de façon fiable. Les autres coûts d'emprunt sont comptabilisés en charges de
l'exercice au cours duquel ils sont encourus.
Coûts d’emprunt non directement attribuables
Dans la mesure où les fonds sont empruntés de façon générale et utilisés en
vue de l'obtention d'un actif éligible, le montant des coûts d'emprunt incorporables au coût de l'actif doit
être déterminé en appliquant un taux de capitalisation aux dépenses relatives à l'actif. Ce taux
de capitalisation doit être la moyenne pondérée des coûts d'emprunt applicables aux emprunts de l'entité en
cours au titre de l'exercice, autres que les emprunts contractés spécifiquement dans le but d'obtenir un actif
éligible.
Biens acquis moyennant paiement de rentes viagères
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Pour les biens acquis moyennant paiement de rentes viagères, le prix d’achat s’entend du
montant qui résulte d’une stipulation de prix ou à défaut d’une estimation.
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Lorsque les actifs sont acquis conjointement, ou sont produits de façon conjointe et
indissociable, pour un coût global d’acquisition ou de production, le coût d’entrée de chacun des actifs
est ventilé à proportion de la valeur attribuable à chacun d’eux, conformément aux dispositions des articles
321-10 et suivants.
A défaut de pouvoir évaluer directement chacun d’eux, le coût d’un ou
plusieurs des actifs acquis ou produits est évalué par référence à un prix de marché, ou
forfaitairement s’il n’en existe pas. Le coût des autres actifs s’établira par différence entre le
coût d’entrée global et le coût déjà attribué.
Traitement comptable des activités d’échange dans le cadre des transactions internet
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En cas de transaction d’échange dont au moins l’un des lots
échangés concerne une prestation publicitaire effectuée sur internet, le bien ou le service reçu dans
l’échange est évalué :
à la valeur vénale de celui des deux lots dont l’estimation est la plus fiable;
augmentée ou diminuée de la soulte en espèce éventuellement versée ou reçue et;
des frais accessoires d’achat.
Cette position est applicable que les biens ou services échangés soient ou non
semblables.
Si la valeur vénale d’aucun des lots ne peut être estimée de façon fiable, les
entreprises concernées doivent évaluer le bien ou le service acquis pour un montant égal à la valeur comptable
de l’actif remis dans l’échange, qui peut être évalué au seul montant de la soulte. Si aucun
actif ou soulte n’est remis, le bien ou le service reçu dans l’échange est comptabilisé pour une valeur
nulle. Dans ce cas, les frais accessoires d’achat ne s’ajoutent pas au coût du bien ou du service reçu
dans l’échange et affectent le résultat.
La valeur vénale d’un lot échangé ne peut être appréciée que par
référence à des ventes normales. Sont considérées comme normales, les ventes équivalentes réalisées par la même entreprise, payées en
espèces ou contre remise d’autres actifs, monétaires ou non, dont la valeur vénale peut être
déterminée de façon fiable.